OR BRUN, entreprise de 75 personnes est le leader français des produits de jardin bio (terreaux, engrais, traitements…). Société d’origine familiale, la direction de l’entreprise a été reprise en 2005 par Michel Farkouh dans le cadre d’un LBO monté par FPG (Lazard).
Monsieur Farkouh, dans quel contexte avez-vous eu recours au Management de Transition ?
Début 2009, suite au déménagement du siège social, notre directeur financier a démissionné avec une perte de motivation importante alors que la société passait une phase critique (déménagement, changement d’ERP, clôture des comptes annuels, élaboration du budget dans un environnement économique incertain…).
J’ai immédiatement lancé le recrutement de son successeur. En parallèle, j’ai rencontré un cabinet de Management de Transition par l’intermédiaire de mes actionnaires financiers afin de préciser le cahier des charges d’une possible intervention : trois jours après je rencontrais Luc P. qui était opérationnel dans l’entreprise le lendemain matin.
Quelle a été la durée de la mission et les principales actions du manager de transition ?
La mission a duré 2 mois et demi. Au-delà du travail de base du Directeur Financier (animation des équipes, clôture des comptes, prévisions de trésorerie, budget…), Luc P. s’est fortement impliqué sur la mise en place de l’ERP. Sa capacité d’analyse et l’intégration de la dimension stratégique dans l’approche financière lui ont par ailleurs permis de suggérer rapidement des sources d’amélioration de profitabilité, me permettant ainsi de prendre certaines décisions qui impacteront positivement les résultats 2009 et 2010.
Quel bilan faites-vous de cette première expérience de Management de Transition ?
Quelque peu sceptique au départ, j’ai été agréablement surpris par la rapidité d’intégration et d’adaptation de Luc P. au sein des équipes et de l’entreprise.
Le Management de Transition mis en œuvre efficacement apporte à l’entreprise une valeur ajoutée qui va bien au-delà de la simple fonction opérationnelle assumée au quotidien, donnant finalement l’impression d’avoir deux choses pour le prix d’une.
Cette intervention, par l’analyse externe apportée, m’a également permis de sortir le « nez du guidon » et de prendre du recul par rapport à la prise de certaines décisions stratégiques pour l’entreprise.